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Morgan PASLIER

Né en 1970, vit et travaille à Rennes

Son parcours :

Dès le collège, Morgan Paslier suitles Beaux-Arts par la voie périscolaire et obtient son diplôme de fin d’étude.Déjà, il s’intéresse à la photographie et c’est armé d’un Lomo qu’ilexpérimente à cette époque la création d’images.  Après un passage dans l’audiovisuel comme assistantdécorateur et assistant lumière, il devient photographe professionnel. Il travailledans un premier temps pour un cabinet d’urbanisme rennais, pour lequel ilréalise des suivis de chantiers, puis ils constitue des « books » pour desarchitectes, et suit également les manifestations évènementielles de la régioncomme reporter-photographe. Parallèlement, il réalise un travail artistique, s’intéressant auxdétails de matière qu’il photographie au grés de ces voyages et des cesbalades. Début des années 2000, il rencontre un éditeur qui lui proposed’éditer certains de ses clichés à destination de la grande distribution. Ildéveloppe ce partenariat, mais continue ses recherches de travail artistique ens’orientant vers quelque chose de plus confidentiel, s’éloignant de la demandepurement commerciale. Anne-Cecile Satta, fondatrice de la galerie Marie Ricco  découvre par hasard ses images etdécide de le faire entrer au sein de la galerie afin de défendre sontravail. 

Ses photographies :

Morgan Paslier s’intéresse à la matière, auxtextures et à leurs détails. Pour ses travaux réalisés en montages numériques,il part dans un premier temps à la quête de cette matière qu’il vaphotographier. A l’instar de Jacques Villeglé et de Raymond Hains, MorganPaslier affectionne les affiches déchirées recouvrant les panneauxd’informations culturelles. Il recherche particulièrement les panneaux de zincqui viennent d’être nettoyés par les services municipaux et sur lesquels il nereste que quelques lambeaux de papier collé. Ce sont ces détails qu’il vad’abord photographier, puis numériser afin de pouvoir réaliser des montagesnumériques par superposition de morceaux d’images. Ce premier montage constituele fond de l’œuvre sur lequel viendra se superposer, à la façon d’un pochoir,le portrait d’un personnage ou d’une icône.  

Ses toiles :

Pour son tout dernier travail, plus manuel celui-là,Morgan Paslier garde tout de même un lien avec la photographie. Son père, luimême passionné de photographie, lui cède sa collection de la revue ZOOM,magazine photo spécialisé des années 70. Au même moment, il retrouve chez sesparents, un tressage de bandes de papier découpé et peint qu’il avait réaliséenfant. Lui vient alors l’idée d’utiliser ces magazines de la même façon. Ilréalise ainsi, un tressage de bandes de papier des revues préalablementdécoupées, en alternant les images dans le sens de la longueur et les textesdans celui de la largeur. Il obtient un canevas de format carré. Mais en leretournant, il s’aperçoit que le verso présente pour lui plus d’intérêtesthétique. Il décide d’utiliser ce verso pour la suite de la réalisation del’œuvre. Le tressage est alors marouflé sur toile, avant d’être rehaussé àl’acrylique, nous offrant le portrait de Felix le Chat ou de Betty Boop. Pourgarder une trace du recto du tressage, il a pris le soin de le photographier etle propose en tirage papier, comme un pendant numérique de l’œuvremanuelle. 

Texte : Caroline Resmond

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Morgan Paslier
Born 1970, lives and works in Rennes (France)
The background:
Morgan Paslier was still in middle school when he started studying fine arts as an extracurricular activity, ultimately graduating in the subject. A keen photographer already, he could often be spotted armed with a Lomo, experimenting with image creation.

After a spell working as an assistant set designer and lighting engineer for audiovisual productions, he finally settled as a professional photographer. His first assignments consisted in monitoring several projects for a Rennes-based urban planning firm, after which he began compiling portfolios for architects while covering local cultural events as a press photographer.

Simultaneously, he kept pursuing his own artistic endeavors, with a particular interest for the very fabric of things – photographing the minute details of the materials he encountered in his journeys and travels. At the dawn of the millennium, he met a publisher who offered to make some of his pictures widely available in large retail outlets. While developing this partnership, he persisted in exploring more artistic, albeit confidential avenues, removed from any commercial consideration, until one fine morning, Marie Ricco, stumbling upon some of his pictures in a print shop, decided to take him on board and promote his work in the Marie Ricco gallery.

The photographs:
Morgan Paslier focuses on matter and textures – the intricate physical details of materials. His first creative step consists in hunting for concrete “stuff” that he will photograph and use as a raw material for his digital creations. Inspired by Jacques Villeglé and Raymond Hains, Morgan Paslier is especially fond of such torn posters as can be found on municipal cultural information boards. He particularly relishes zinc advertisement panels freshly cleaned up by city employees and still exhibiting a few shredded remnants of the posters that used to be. Such details are captured, digitized, and later integrated into multi-layered digital montages. Ultimately, those montages themselves are used as backgrounds for stenciled portraits of various, often iconic, characters.

The paintings:

Although Morgan’s latest work is of a more manual kind, photography remains a strong influence. From his father, an avid photographer himself, he once received an extensive collection of ZOOM magazines from the 1970s. At about the same time, at his parent’s place, he dug up a paper craft project which he could vividly remember cutting out, painting, and braiding himself as a child. Both events combined in his mind somehow, and a new idea was born. Cutting out strips of paper from the magazines, he weaved them together, using images as warp (vertical) threads and text strips as a horizontal filling. Upon manipulating the resulting square bit of tapestry, however, he realized that he found the reverse side more interesting from an aesthetic perspective. The decision was quickly made to use this side as a background for more elaborate works. The current process consists in marouflaging the piece of braided paper on canvas before enhancing it with acrylic paint, creating portraits of Felix the Cat or Betty Boop, for instance. The front side of the initial braided paper work is not lost, but photographed and offered as a printout – a digital companion to the hand-crafted piece.
Texte : Caroline Resmond
Traduction : François Xavier Priour

 

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